BEM, l'école de Management de Bordeaux va accueillir sur son campus la première station d'autopartage AutoCool. Et propose un tarif réduit pour les étudiants.
Tag : étudiant
Par : sblitman
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Paroles d'étudiants
Sarra Zayani, 19 ans, 2ème année de droit :
l'indépendance, mais aussi parfois la solitude.
« Je suis partie de chez mes parents pour aller à la fac à Lyon. Ici j'ai l'impression de construire ma vie. Là-bas, je suis protégée, j'ai l'impression que ma vie est faite. Mais ce n'est pas simple de se faire une nouvelle vie ! Les gens disent qu'à la fac on se fait facilement des amis, ce n'est pas vrai : on rencontre beaucoup de monde mais quand on est 400 dans un amphi, c'est difficile, on n'a pas le temps de discuter. Cela prend du temps de se faire des amis.
J'apprécie mon indépendance, d'autant que mon père est très strict mais vivre seule quand on sort d'une famille très nombreuse, c'est parfois bizarre. Comme j'étais l'aînée, c'est toujours moi qui me suis occupée de mes frères et sœurs. Là, j'ai du temps pour moi, c'est agréable, mais ça fait carrément vide aussi ! Il n'y a aucun bruit chez moi, alors je laisse toujours la télé allumée pour faire un bruit de fond…
Financièrement, mes parents ont des difficultés donc j'évite de leur demander de l'argent. J'ai une bourse de 400 €, plus 200 € d'APL et j'ai fait un prêt pour passer mon permis mais pour le moment, j'ai juste eu le temps de faire un peu de code… Dès que ma bourse tombe, je paie mon loyer, le transport pour aller à la fac, je rembourse mon prêt, et il me reste environ 20 €. Je fais attention, je vais chez les gens plutôt que sortir, mais je n'ai pas l'impression de me priver. »
Max Senange, 20 ans, 2ème année d'école de commerce :
on manque d'information pour s'orienter, mais on peut se rattraper après !
« Dans mon lycée à Annemasse, on manquait d'information et je n'avais pas conscience de la différence qui existe entre les prépas et les écoles post-bac. C'est pourquoi j'ai intégré en première année une petite école non reconnue par l'État avant de présenter un dossier à l'IDRAC qui possède, lui, cette reconnaissance. Maintenant, je vais essayer d'intégrer une école reconnue tout court ! Une ESC par exemple, qui a davantage d'ouverture sur l'international.
J'ai envie de réussir. On m'a toujours dit que j'avais des facultés mais jusqu'en école, je n'avais jamais vraiment travaillé car je n'étais pas motivé. Aujourd'hui, je passe pour un bosseur : j'adore apprendre, je m'investis vraiment et participe à toutes sortes de conférences, en plus des cours obligatoires, notamment sur les questions d'intelligence économique.
Je donne aussi des cours particuliers qui sont en fait du coaching personnel : étant proche en âge de mes élèves, je n'ai pas le même échange avec eux qu'un prof et comprends sans doute mieux leurs problèmes. Je fais beaucoup de méthodologie et j'essaie de leur expliquer l'intérêt de l'école. Tout en leur fournissant un maximum d'infos sur l'orientation et les différentes filières qui existent. Je pense même à monter ma propre entreprise pour que mon activité soit reconnue par les parents et les élèves : cela prouvera mon engagement, mon sérieux, même si je reste étudiant. »
Camille Plumeré, 22 ans, 4ème année de médecine :
une formation très professionnelle et un emploi assuré.
« L'avantage des études de médecine, c'est qu'une fois passé le cap de la première année, on sait qu'il n'y aura pas de problème, que notre travail est assuré derrière – pas besoin de soigner notre cv. Quand je sortirai de mes études, on sera en plein creux démographique. On va nous les offrir nos cabinets ! J'ai entendu dire qu'il existe des régions, la Creuse par exemple, où l'on paie les cabinets, voire les charges des médecins pour les attirer… C'est sûr, on a ce poids-là en moins par rapport aux autres.
La différence avec les autres étudiants, c'est le côté professionnalisant de notre formation. À partir de la quatrième année, en tant qu'externe, on est à mi-temps à l'hôpital, à la fois étudiant et médecin, mais plutôt étudiant quand même. On se présente comme ça aux patients. Certains s'en inquiètent mais on est aussi plus disponibles pour eux que le chef du service. On a davantage le temps de discuter avec eux, de les rassurer. Le plus difficile, c'est le passage à l'internat : à partir de là, on doit prendre des décisions seul mais j'ai encore deux ans pour m'y préparer. On entre progressivement dans le monde du travail. On est certes à l'université mais on ne passe pas douze ans sur les bancs de la fac ! »
Par : sblitman
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Zoom sur les IUFM
des étudiants qui ont moins le moral, mais restent confiants dans le système éducatif
Par : sblitman
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Le point de vue de Jérôme Fourquet
Directeur adjoint du département Opinion et Stratégies d'entreprise
au sein de l'Ifop
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3. Satisfaits de leurs études, ils restent tout de même critiques sur le système éducatif
Neuf étudiants sur dix se disent satisfaits de leurs études.
Les résultats font apparaître quelques écarts selon le type d'études : le taux de satisfaction des étudiants de classes préparatoires et de grandes écoles culmine à 95 %, tandis qu'à l'autre extrême il se maintient à 73 % pour les étudiants de STS.
52 % des étudiants français estiment que le système éducatif joue un rôle d'ascenseur social.
Ce résultat reste toutefois à nuancer puisque seuls 12 % en sont vraiment convaincus.
Cependant, 59 % des étudiants estiment avoir été mal informés pour choisir leur inscription après le bac.
Ce pourcentage est plus élevé à l'université (61 %) qu'en classes préparatoires ou dans les grandes écoles (49 %). La raison très massivement invoquée est la difficulté d'accéder aux bonnes informations et aux bons interlocuteurs.
56 % des étudiants jugent que le système éducatif actuel n'est pas satisfaisant.
Ce sont les étudiants inscrits dans les premières années à l'université qui se montrent le plus sévères.
Il est intéressant de noter que les étudiants en IUFM sont les plus positifs sur le système éducatif, et même les seuls à en être majoritairement satisfaits (58 %). Il faut dire que les futurs profs ont souvent été de bons élèves sans problème… Confiants dans ce système, ils croient davantage que les autres étudiants (62 % contre 52 %) que celui-ci peut jouer un rôle d'ascenseur social. Presque unanimement satisfaits de leurs études (95 %), seule une petite moitié d'entre eux apprécient les modalités de l'enseignement qui leur est proposé.
Pour que les choses changent, 61 % des étudiants sont prêts à se mettre en grève.
Des actions qui demandent moins d'implication sont encore mieux accueillies par les étudiants, comme signer une pétition ou se mobiliser sur Internet : 83 % et 68 % des étudiants envisagent de le faire.
En revanche, seuls 31 % d'entre eux pensent à militer dans un parti ou un syndicat. Il faut dire que les étudiants sont en général peu impliqués sur le plan politique.
Ainsi la majorité des étudiants estiment pouvoir réussir à s'épanouir et trouver leur voie, même s'ils restent critiques vis-à-vis du système éducatif et sont conscients des difficultés sociales et économiques.
Cependant, comme le souligne Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion et Stratégies d'entreprise au sein de l'Ifop, « il faut faire attention à ce qu'il ne s'agisse pas là d'espoirs déçus. Car si les étudiants se rendent compte que le système scolaire dans lequel ils croient encore fortement, ne fonctionne pas, cela peut déclencher des réactions difficiles à gérer. »
Par : sblitman
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2. De bonnes relations avec la famille
Le baromètre révèle l'importance de la sphère familiale pour les étudiants.
85 % des étudiants affirment entretenir de bonnes relations avec leurs parents, et ils sont même 47 % à les qualifier de très bonnes.
Une forte majorité d'étudiants partage ce sentiment, quelle que soit la catégorie sociale considérée. Ce résultat est évidemment à mettre en relation avec le bon moral des étudiants.

44 % des étudiants habitent chez leurs parents ou un membre de leur famille.
Les disparités observées sont ici liées à l'âge : plus les étudiants vieillissent, plus ils prennent leur indépendance, mais mieux ils s'entendent aussi avec leurs parents. La situation géographique explique également les écarts, de 29 % dans le sud-ouest, jusqu'à 63 % en région parisienne. Notons enfin que seuls 12 % des étudiants habitent en résidence universitaire.
L'argent donné par les parents constitue leur principale source de revenus, citée par 70 % des étudiants.
Ce soutien financier découle des bonnes relations qu'entretiennent les étudiants avec leur famille. Il est logiquement plus important dans les classes supérieures et concerne 83 % des enfants de cadres supérieurs ou de membres de profession libérale, contre 53 % des enfants d'ouvriers (par ailleurs peu représentés dans l'enseignement supérieur).
Seconde source de revenus, le travail est cité par 48 % des étudiants, avant les bourses et autres aides publiques de l'État. D'après notre étude, les deux tiers des étudiants ont un emploi mais seul un tiers d'entre eux travaille tout au long de l'année.
Parmi ces derniers, ils sont 70 % à exercer un emploi en relation assez étroite avec leur formation, ou à trouver un intérêt professionnel à cet emploi, même s'il n'a pas de lien avec leurs études. Ainsi, au total, un étudiant sur dix travaille pour des raisons alimentaires.
Par : sblitman
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1. Des étudiants heureux, lucides et confiants
59 % des étudiants affirment que leur moral est bon.
Ce résultat va à l'encontre de certains a priori, parfois à la limite du misérabilisme, tenu sur les étudiants. En réalité, la majorité d'entre eux va bien, 30 % disent avoir moyennement le moral, et seul un étudiant sur dix confie que son moral est mauvais.
Mais cela ne les empêche pas de se sentir stressés pour les trois quarts d'entre eux.
Rappelons toutefois qu'il ne s'agit pas là d'une spécificité des étudiants : le stress concerne toutes les catégories de la population française, et notre enquête montre que les étudiants ne sont pas à l'abri de ce phénomène.
Six étudiants sur dix considèrent que leur situation financière est correcte ou facile.
Comme on pouvait s'y attendre, cette proportion est fortement liée à la catégorie sociale : 54 % des enfants d'ouvriers et 44 % des enfants d'employés estiment leur situation financière difficile, contre 29 % des enfants de cadres et professions libérales, et 34 % des enfants d'artisans et de commerçants.

Mais comme pour l'ensemble de la population, l'emploi et le pouvoir d'achat sont les principales inquiétudes des étudiants aujourd'hui.
Placés en tête des problèmes les plus importants aujourd'hui pour la France, l'emploi est cité par 56 % des étudiants et le pouvoir d'achat par 46 % d'entre eux.
En troisième position, l'éducation et la recherche préoccupent davantage les étudiants que le reste de la population.

Et 47 % des étudiants s'attendent à ce que la situation économique et sociale s'aggrave et 39 % pensent qu'elle va s'améliorer. Plus les étudiants se trouvent dans une situation financière difficile, plus ils se montrent pessimistes sur cette question.
Malgré les difficultés économiques et sociales, les étudiants envisagent l'avenir avec sérénité et espoir.
80 % des étudiants pensent trouver un emploi qui corresponde à leurs études et à leurs qualifications.
Même si seuls 29 % en sont vraiment certains, ils restent majoritairement confiants sur leur avenir professionnel. Ce résultat est à relier au fait que 63 % des étudiants ont le sentiment que leur formation et leurs compétences leur permettront d'avoir une situation satisfaisante dans le futur. On note cependant des différences d'une filière à l'autre : ainsi, les étudiants en médecine ou pharmacie sont deux fois plus confiant sur cette question que ceux inscrits en lettres et sciences humaines.

60 % des étudiants estiment qu'ils auront une situation professionnelle meilleure que celle de leurs parents, ou en tout cas l'espèrent puisque 41 % d'entre eux qualifient cette éventualité non pas de certaine mais de probable.
Ainsi, l'espoir d'ascension sociale est encore assez répandu, notamment parmi les étudiants issus des milieux populaires : les enfants d'ouvriers qui ont une attente très forte dans ce domaine (80 %), alors que les enfants de cadres et de professions libérales se montrent cependant plus prudents (46 %).
Par : sblitman
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