Orientation : travailler dans le privé après une thèse ?

28 01 2010

Que faire après une thèse ? Le plus souvent, on pense à l'enseignement et la recherche, en oubliant que les docteurs peuvent également intégrer une entreprise privée. Une insertion professionnelle cependant pas toujours évidente à réaliser.

Les étudiants ont le moral !

15 04 2009

S'il confirme des tendances déjà observées dans d'autres études, le "baromètre étudiant" réalisé par l'Ifop pour Agoracampus.com, Vie Universitaire et la MAIF bouleverse aussi quelques idées reçues, notamment sur les relations familiales, le regard que portent les étudiants sur l'avenir et, d'une façon générale, sur leur moral.
Et vous, qu'en pensez-vous ?

Paroles d'étudiants

09 03 2009


Sarra

Sarra Zayani, 19 ans, 2ème année de droit :

l'indépendance, mais aussi parfois la solitude.


« Je suis partie de chez mes parents pour aller à la fac à Lyon. Ici j'ai l'impression de construire ma vie. Là-bas, je suis protégée, j'ai l'impression que ma vie est faite. Mais ce n'est pas simple de se faire une nouvelle vie ! Les gens disent qu'à la fac on se fait facilement des amis, ce n'est pas vrai : on rencontre beaucoup de monde mais quand on est 400 dans un amphi, c'est difficile, on n'a pas le temps de discuter. Cela prend du temps de se faire des amis.

J'apprécie mon indépendance, d'autant que mon père est très strict mais vivre seule quand on sort d'une famille très nombreuse, c'est parfois bizarre. Comme j'étais l'aînée, c'est toujours moi qui me suis occupée de mes frères et sœurs. Là, j'ai du temps pour moi, c'est agréable, mais ça fait carrément vide aussi ! Il n'y a aucun bruit chez moi, alors je laisse toujours la télé allumée pour faire un bruit de fond…

Financièrement, mes parents ont des difficultés donc j'évite de leur demander de l'argent. J'ai une bourse de 400 €, plus 200 € d'APL et j'ai fait un prêt pour passer mon permis mais pour le moment, j'ai juste eu le temps de faire un peu de code… Dès que ma bourse tombe, je paie mon loyer, le transport pour aller à la fac, je rembourse mon prêt, et il me reste environ 20 €. Je fais attention, je vais chez les gens plutôt que sortir, mais je n'ai pas l'impression de me priver. »

Max ©Tatiana Mattelart

Max Senange, 20 ans, 2ème année d'école de commerce :

on manque d'information pour s'orienter, mais on peut se rattraper après !


« Dans mon lycée à Annemasse, on manquait d'information et je n'avais pas conscience de la différence qui existe entre les prépas et les écoles post-bac. C'est pourquoi j'ai intégré en première année une petite école non reconnue par l'État avant de présenter un dossier à l'IDRAC qui possède, lui, cette reconnaissance. Maintenant, je vais essayer d'intégrer une école reconnue tout court ! Une ESC par exemple, qui a davantage d'ouverture sur l'international.
J'ai envie de réussir. On m'a toujours dit que j'avais des facultés mais jusqu'en école, je n'avais jamais vraiment travaillé car je n'étais pas motivé. Aujourd'hui, je passe pour un bosseur : j'adore apprendre, je m'investis vraiment et participe à toutes sortes de conférences, en plus des cours obligatoires, notamment sur les questions d'intelligence économique.
Je donne aussi des cours particuliers qui sont en fait du coaching personnel : étant proche en âge de mes élèves, je n'ai pas le même échange avec eux qu'un prof et comprends sans doute mieux leurs problèmes. Je fais beaucoup de méthodologie et j'essaie de leur expliquer l'intérêt de l'école. Tout en leur fournissant un maximum d'infos sur l'orientation et les différentes filières qui existent. Je pense même à monter ma propre entreprise pour que mon activité soit reconnue par les parents et les élèves : cela prouvera mon engagement, mon sérieux, même si je reste étudiant. »

Camille ©Tatiana Mattelart

Camille Plumeré, 22 ans, 4ème année de médecine :

une formation très professionnelle et un emploi assuré.


« L'avantage des études de médecine, c'est qu'une fois passé le cap de la première année, on sait qu'il n'y aura pas de problème, que notre travail est assuré derrière – pas besoin de soigner notre cv. Quand je sortirai de mes études, on sera en plein creux démographique. On va nous les offrir nos cabinets ! J'ai entendu dire qu'il existe des régions, la Creuse par exemple, où l'on paie les cabinets, voire les charges des médecins pour les attirer… C'est sûr, on a ce poids-là en moins par rapport aux autres.

La différence avec les autres étudiants, c'est le côté professionnalisant de notre formation. À partir de la quatrième année, en tant qu'externe, on est à mi-temps à l'hôpital, à la fois étudiant et médecin, mais plutôt étudiant quand même. On se présente comme ça aux patients. Certains s'en inquiètent mais on est aussi plus disponibles pour eux que le chef du service. On a davantage le temps de discuter avec eux, de les rassurer. Le plus difficile, c'est le passage à l'internat : à partir de là, on doit prendre des décisions seul mais j'ai encore deux ans pour m'y préparer. On entre progressivement dans le monde du travail. On est certes à l'université mais on ne passe pas douze ans sur les bancs de la fac ! »

3. Satisfaits de leurs études, ils restent tout de même critiques sur le système éducatif

09 03 2009


Neuf étudiants sur dix se disent satisfaits de leurs études.

Les résultats font apparaître quelques écarts selon le type d'études : le taux de satisfaction des étudiants de classes préparatoires et de grandes écoles culmine à 95 %, tandis qu'à l'autre extrême il se maintient à 73 % pour les étudiants de STS.

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52 % des étudiants français estiment que le système éducatif joue un rôle d'ascenseur social.
Ce résultat reste toutefois à nuancer puisque seuls 12 % en sont vraiment convaincus.

Cependant, 59 % des étudiants estiment avoir été mal informés pour choisir leur inscription après le bac.

Ce pourcentage est plus élevé à l'université (61 %) qu'en classes préparatoires ou dans les grandes écoles (49 %). La raison très massivement invoquée est la difficulté d'accéder aux bonnes informations et aux bons interlocuteurs.

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56 % des étudiants jugent que le système éducatif actuel n'est pas satisfaisant.

Ce sont les étudiants inscrits dans les premières années à l'université qui se montrent le plus sévères.

Il est intéressant de noter que les étudiants en IUFM sont les plus positifs sur le système éducatif, et même les seuls à en être majoritairement satisfaits (58 %). Il faut dire que les futurs profs ont souvent été de bons élèves sans problème… Confiants dans ce système, ils croient davantage que les autres étudiants (62 % contre 52 %) que celui-ci peut jouer un rôle d'ascenseur social. Presque unanimement satisfaits de leurs études (95 %), seule une petite moitié d'entre eux apprécient les modalités de l'enseignement qui leur est proposé.

Pour que les choses changent, 61 % des étudiants sont prêts à se mettre en grève.

Des actions qui demandent moins d'implication sont encore mieux accueillies par les étudiants, comme signer une pétition ou se mobiliser sur Internet : 83 % et 68 % des étudiants envisagent de le faire.

En revanche, seuls 31 % d'entre eux pensent à militer dans un parti ou un syndicat. Il faut dire que les étudiants sont en général peu impliqués sur le plan politique.

Ainsi la majorité des étudiants estiment pouvoir réussir à s'épanouir et trouver leur voie, même s'ils restent critiques vis-à-vis du système éducatif et sont conscients des difficultés sociales et économiques.
Cependant, comme le souligne Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion et Stratégies d'entreprise au sein de l'Ifop, « il faut faire attention à ce qu'il ne s'agisse pas là d'espoirs déçus. Car si les étudiants se rendent compte que le système scolaire dans lequel ils croient encore fortement, ne fonctionne pas, cela peut déclencher des réactions difficiles à gérer. »

Forum Toulouse Technologies

21 11 2008

La 18e édition du Forum Toulouse Technologies 2008 se tiendra de 10h à 18h30 le mardi 25 novembre et de 9h30 à 16h le mercredi 26 novembre 2008 au Parc des Expositions de Toulouse.

L'enseignement supérieur en chiffres

08 09 2008

Pour mieux appréhender ce que représente l'enseignement supérieur en France, voici quelques chiffres sur l'année 2007-2008, publiés par la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance).

Un étudiant sur trois obtient sa licence en 3 ans !

24 07 2008

Depuis 2002, la Direction de l'Evaluation, de la Prospective et de la Performance suit un panel d'environ 6800 bacheliers dans leur poursuite d'études supérieures.
Aujourd'hui, la DEPP publie les résultats de cette enquête au long cours. On apprend que 39% des étudiants inscrits en licence après le bac ont obtenu leur diplôme en 3 ans ! 5 ans après l'obtention du Bac, 25% des étudiants qui n'avaient pas obtenu de licence sont toujours inscrits en licence, 29% suivent un autre cursus et 46% ont arrêté leurs études dont 60% dans le moindre diplôme !
Les détails de la note d'information qui va faire du bruit dans AgoraBlog...