59 % des étudiants affirment que leur moral est bon.
Ce résultat va à l'encontre de certains a priori, parfois à la limite du misérabilisme, tenu sur les étudiants. En réalité, la majorité d'entre eux va bien, 30 % disent avoir moyennement le moral, et seul un étudiant sur dix confie que son moral est mauvais.

Mais cela ne les empêche pas de se sentir stressés pour les trois quarts d'entre eux.
Rappelons toutefois qu'il ne s'agit pas là d'une spécificité des étudiants : le stress concerne toutes les catégories de la population française, et notre enquête montre que les étudiants ne sont pas à l'abri de ce phénomène.

Six étudiants sur dix considèrent que leur situation financière est correcte ou facile.
Comme on pouvait s'y attendre, cette proportion est fortement liée à la catégorie sociale : 54 % des enfants d'ouvriers et 44 % des enfants d'employés estiment leur situation financière difficile, contre 29 % des enfants de cadres et professions libérales, et 34 % des enfants d'artisans et de commerçants.

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Mais comme pour l'ensemble de la population, l'emploi et le pouvoir d'achat sont les principales inquiétudes des étudiants aujourd'hui.
Placés en tête des problèmes les plus importants aujourd'hui pour la France, l'emploi est cité par 56 % des étudiants et le pouvoir d'achat par 46 % d'entre eux. En troisième position, l'éducation et la recherche préoccupent davantage les étudiants que le reste de la population.

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Et 47 % des étudiants s'attendent à ce que la situation économique et sociale s'aggrave et 39 % pensent qu'elle va s'améliorer. Plus les étudiants se trouvent dans une situation financière difficile, plus ils se montrent pessimistes sur cette question.

Malgré les difficultés économiques et sociales, les étudiants envisagent l'avenir avec sérénité et espoir.

80 % des étudiants pensent trouver un emploi qui corresponde à leurs études et à leurs qualifications.

Même si seuls 29 % en sont vraiment certains, ils restent majoritairement confiants sur leur avenir professionnel. Ce résultat est à relier au fait que 63 % des étudiants ont le sentiment que leur formation et leurs compétences leur permettront d'avoir une situation satisfaisante dans le futur. On note cependant des différences d'une filière à l'autre : ainsi, les étudiants en médecine ou pharmacie sont deux fois plus confiant sur cette question que ceux inscrits en lettres et sciences humaines.

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60 % des étudiants estiment qu'ils auront une situation professionnelle meilleure que celle de leurs parents, ou en tout cas l'espèrent puisque 41 % d'entre eux qualifient cette éventualité non pas de certaine mais de probable.

Ainsi, l'espoir d'ascension sociale est encore assez répandu, notamment parmi les étudiants issus des milieux populaires : les enfants d'ouvriers qui ont une attente très forte dans ce domaine (80 %), alors que les enfants de cadres et de professions libérales se montrent cependant plus prudents (46 %).